Chez les Picaros...
...au coeur de l'enfer vert !



(Scoop : de courageux photographes amateurs ont pénétré au péril de leur vie la jungle du Costa-Pica, territoire des Picaros. Leurs impressions ci-dessous)


Reportage au coeur de l'enfer vert.


Dans cet enfer, on n'est jamais sûr, lorsqu'on ferme l'oeil, de se réveiller sain et sauf.

Ci-dessous, un arbre vigoureux est "déménagé" par les myriades de fourmis qui ont élu domicile aux environs. Le boulot que fait une fourmi n'est pas bien grand... mais comme l'union fait la force, les fourmis sont capables de déménager un arbre tout entier (ou un photographe amateur tout entier) en le découpant en petits morceaux.

Déménagement : l'union fait la force !
(28-300mm à 300mm, ISO 1250)

Déménagement : l'union fait la force !
(28-300mm à 300mm, ISO 500)


Et pourtant, les végétaux ne manquent pas d'arguments pour se défendre.
La chaussure ? C'est du 42.
Alors la feuille, c'est du combien ???

Quelle taille, la feuille ?
(28-300mm à 32mm, ISO 1250)


Au milieu de l'enfer vert, l'humidité est partout.
Quand il ne pleut pas, il suffit d'attendre quelques instants : il pleut.

Dans ce bouillon de culture humide, la vie foisonne et se faufile partout. Une tarentule d'un fort beau gabarit, ma foi... avait été mise à l'abri (sous verre) par un amateur de macro-photo. Durant la nuit, la pauvre bête a été agressée par des minuscules fourmis qui avaient réussi à pénétrer dans cet abri. Elle n'a dû son salut qu'à la mansuétude du photographe qui l'a relâchée au petit matin.

Ci-dessous, il ne s'agit pas de cette tarentule, mais d'une banale araignée qu'on croise couramment entre deux branches d'arbre :
Au coeur d'une toile
(28-300mm à 300mm, ISO 1100)


Entre deux branches d'arbre... s'il y a de la place :

Forêt dense
(28-300mm à 58mm, ISO 64)


On imagine aisément tout ce qu'on ne voit pas : pléthore de reptiles, myriades d'insectes, foule de bestioles exotiques...

...Et le pire ennemi de l'Homme : le moustique, monstre assoiffé de son sang, vecteur de maladies mortelles dont on ne se remet pas. Combien de milliards de larves de moustiques dans l'eau croupie du marigot ci-dessous ?

Combien de créatures vivantes dans ce bouillon de culture ???
(28-300mm à 58mm, ISO 64)


Tout ça pour ramener des images.

Primate de forêt primaire
(Photographie prise ni dans un parc, ni dans une réserve ! 28-300mm à 300mm, ISO 6400)


L'humidité est telle que l'étui en cuir véritable qui protège le smartphone qui permet la rédaction de ce texte, cet étui se tord sur lui-même, gorgé par l'humidité de l'air ambiant. On peut légitimement se demander si, en restant + longtemps sur place, ce cuir gorgé d'eau ne se mettrait pas à meugler en reprenant vie.

L'eau est partout :

...dans l'air, sous forme de brouillard, quand ce n'est pas sous forme de gouttes...

Dans la brume, près du sommet du volcan Turrialba
(L'humidité est tellement forte... que la mousse s'installe même sur les clôtures. 28-300mm à 135mm, ISO 640)

...par terre, surtout sous forme de gué au milieu des voies + ou moins carrossables.
Lorsqu'on a la chance d'être protégé par des vitrages, on se rend compte qu'ils sont couverts de buée. Mais la buée, c'est dehors : sur les vitres, comme chez nous, mais à l'extérieur (une pensée émue et inquiète pour les joints toriques de nos Nikon qui empêchent cette humidité hostile de nuire aux merveilleux composants qui cuisinent nos pixels. Tenez bon, les joints, tenez bon, on est avec vous).

Ci-dessous, bravant les moustiques, les fourmis et autres créatures maléfiques, le bivouac des explorateurs au coeur de l'enfer vert du Costa-Pica...

Bivouac au coeur de l'enfer vert

...dans les fougères luisantes d'humidité, sous la lumière écrasante de la canopée.

Dans l'enfer vert
(28-300mm à 32mm, ISO 6400)


Jungle inextricable, chemins hasardeux, ponts suspendus imprévisibles...

Pont suspendu... pour 1 personne


A l'issue d'une marche harassante au milieu de la forêt primaire, apparaît enfin un lieu mythique que les conquistadors ont cherché en vain : c'est là que Dieu est venu rincer ses pinceaux, quand il eut fini de peindre le ciel.

Rio Celeste
("Rio Celeste", dans le parc national du volcan Tenorio)


Cette mission accomplie, les vaillants explorateurs peuvent poursuivre leur marche pour se rendre sur la côte, et sortir de cet enfer de verdure...

Dans l'enfer vert
(28-300mm à 32mm, ISO 4000)

...et enfin, finalement, après des heures... et des heures... et des heures : ON VOIT LE CIEL !

Ciel !
(28-300mm à 300mm, ISO 320)

Car voilà LA MER !

Sur la côte Caraïbes
(28-300mm à 28mm, ISO 64)

Sur la côte Caraïbes
(28-300mm à 28mm, ISO 64)

Sur la côte Caraïbes
(28-300mm à 28mm, ISO 64)


Mais... bien que moins inhospitaliers, ces endroits ne sont pas des coins de tout repos... crocodiles, serpents et autres spécimens pullulent dans la verdure toujours présente. En voici deux représentants beaucoup plus sympathiques.

Sur la côte Caraïbes
(28-300mm à 300mm, ISO 6400)

Sur la côte Caraïbes
(28-300mm à 300mm, ISO 360)

Méfiance : quelle est donc cette créature qui a trouvé refuge au coeur de l'océan ?

Un lion de mer ???
(14-24mm à 14mm, ISO 320)




En guise de conclusion...


1re partie : le VRAI Costa-Pica !
Relire cette page.


(A l'attention des photographes : les images de ces pages qui sont accompagnées de détails techniques (par exemple "80-400mm à 400mm") ont été prises avec des objectifs Nikkor sur boîtier Nikon D810. Toutes les autres images ont été réalisées au smartphone.)